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Économie circulaire : optimisation des opérations

Optimisation des opérations
L’économie circulaire propose douze stratégies que les organisations et territoires peuvent sélectionner et adapter en fonction de leur contexte et du type de ressources qu’ils utilisent. Un des objectifs est l’optimisation de l’utilisation des ressources. Il faut donc s’assurer que les opérations soient pleinement fonctionnelles.

 

De plus, les avantages financiers liés à l’optimisation des opérations étant bien réels, cette stratégie constitue un bon levier de changement et d’intégration des enjeux environnementaux au sein des entreprises.

 

Tout au long de la chaîne de valeur, allant de l’extraction des matières premières jusqu’à la distribution des produits, les opérations des entreprises reposent sur la consommation de ressources naturelles (eau, énergie, métaux, etc.). Motivées par la réduction des coûts d’approvisionnement, par des démarches environnementales et par le recours aux bonnes pratiques de gestion (ex. ISO 14001, Lean), plusieurs entreprises ont déjà amorcé un virage en matière de réduction de leur consommation de ressources.

 

Le passage à une économie circulaire peut permettre d’accélérer ce mouvement. Les entreprises pourront, par exemple, cibler plus efficacement les ressources prioritaires à économiser (risque d’approvisionnement, rareté, etc.) et trouver plus facilement des débouchés pour les rejets ou sous-produits.

 

 

Un exemple concret de l’économie circulaire

 

Dans le but de diversifier ses activités et d’optimiser ses opérations, le plus gros producteur de pommes de terre du Québec, Patates Dolbec, a trouvé un nouveau débouché pour ses rebuts de transformation et les légumes trop moches pour être vendus dans les supermarchés. Il fait de la vodka dans ses propres installations de Saint-Ubalde, dans la région de Portneuf, et elle sera en vente à la SAQ au printemps. De plus, la drêche résultant de la production d’alcool servira à ensemencer les champs.

 

La quatrième révolution industrielle

 

L’industrie 4.0,  vecteur intéressant de déploiement de l’économie circulaire, se caractérise par l’automatisation intelligente et l’intégration de nouvelles technologies à la chaîne de valeur d’une entreprise, notamment :

  • Des systèmes de gestion de l’information qui permettent de mieux gérer la consommation de ressources, de cibler les pertes et de planifier efficacement la logistique de distribution.
  • La fabrication additive qui, par les nouvelles technologies qu’elle regroupe – notamment l’impression 3D –, permettrait selon certaines études de réduire de 70 % la consommation de matières dans le secteur des métaux.

 

Le ministère de l’Économie et de l’Innovation décrit trois principaux défis liés au passage à l’industrie 4.0 pour les entreprises :

 

Défi 1 : Nouvelles compétences requises

 

Afin de réussir la transition vers l’industrie 4.0, l’entreprise manufacturière doit examiner les nouvelles compétences qui sont requises et ses besoins en personnel qualifié.

 

Parmi les compétences les plus recherchées :

  • La gestion des données (data management)
  • La sécurité des données (data security)
  • L’interaction personne-machine (human-machine interaction)
  • La conception d’interfaces utilisateurs (user interface design)
  • Le développement de logiciels (software development)
  • La programmation (programming)
  • La science des données (data science)
  • L’analytique (analytics)

 

L’enjeu majeur auquel fait face l’entreprise est de former les employés et d’en recruter de nouveaux. Elle doit trouver l’approche la plus adéquate pour reconfigurer sa chaîne de valeur et préserver, voire maximiser ses avantages concurrentiels.

 

Les compagnies allemandes ont décidé de mettre l’accent sur la formation continue de leurs employés pour s’assurer qu’ils se qualifient pour l’industrie 4.0.

 

Former les ressources à l’interne est une approche beaucoup plus accessible pour amorcer la transition vers l’industrie 4.0. Cependant, cela n’est pas suffisant pour réussir l’implantation de l’usine du futur.

 

Des études menées en Allemagne et aux États-Unis ont démontré que chez la grande majorité des employés industriels, les compétences requises pour l’industrie 4.0 ne sont pas présentes. Le Québec fait face au même constat.

 

Défi 2 : La sécurité des données

 

La sécurité des données est une préoccupation pour l’ensemble des entreprises qui ont décidé de passer à l’industrie 4.0.

 

La multiplication des données et des systèmes dans l’entreprise met en évidence l’importance de la sécurité informatique. Lorsque les technologies étaient connectées au réseau interne et centralisées dans un même bâtiment, sécuriser le tout était plus facile. La venue d’une multitude d’objets connectés, souvent délocalisés et accessibles par Internet, impose maintenant la gestion de la cybersécurité.

 

Il est donc primordial d’intégrer les éléments de cybersécurité dans la mise en place de l’infrastructure informatique de l’entreprise.

 

Défi 3 : Les besoins en investissements

 

Les PME manufacturières doivent faire d’importants investissements, allant de 7 % à 9 % de leur chiffre d’affaires, pour intégrer de nouvelles technologies numériques. Ainsi, passer à l’Industrie 4.0 en se dotant d’un plan numérique est un incontournable au sein des PME qui veulent prendre de meilleures décisions en matière d’investissements pour l’acquisition et l’intégration de nouvelles technologies.

 

Le plan numérique doit être enchâssé dans la planification stratégique de l’organisation. Il aura pour objectifs d’optimiser les outils actuels, de dresser le plan d’acquisition des technologies futures et d’en assurer la cohésion et l’intégration, tout cela en tenant compte du modèle d’affaires.

 

 

Texte adapté de Québec Circulaire

 

 

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De plus, les avantages financiers liés à l’optimisation des opérations étant bien réels, cette stratégie constitue un bon levier de changement et d’intégration des enjeux environnementaux au sein des entreprises.

 

Tout au long de la chaîne de valeur, allant de l’extraction des matières premières jusqu’à la distribution des produits, les opérations des entreprises reposent sur la consommation de ressources naturelles (eau, énergie, métaux, etc.). Motivées par la réduction des coûts d’approvisionnement, par des démarches environnementales et par le recours aux bonnes pratiques de gestion (ex. ISO 14001, Lean), plusieurs entreprises ont déjà amorcé un virage en matière de réduction de leur consommation de ressources.

 

Le passage à une économie circulaire peut permettre d’accélérer ce mouvement. Les entreprises pourront, par exemple, cibler plus efficacement les ressources prioritaires à économiser (risque d’approvisionnement, rareté, etc.) et trouver plus facilement des débouchés pour les rejets ou sous-produits.

 

 

Un exemple concret de l’économie circulaire

 

Dans le but de diversifier ses activités et d’optimiser ses opérations, le plus gros producteur de pommes de terre du Québec, Patates Dolbec, a trouvé un nouveau débouché pour ses rebuts de transformation et les légumes trop moches pour être vendus dans les supermarchés. Il fait de la vodka dans ses propres installations de Saint-Ubalde, dans la région de Portneuf, et elle sera en vente à la SAQ au printemps. De plus, la drêche résultant de la production d’alcool servira à ensemencer les champs.

 

La quatrième révolution industrielle

 

L’industrie 4.0,  vecteur intéressant de déploiement de l’économie circulaire, se caractérise par l’automatisation intelligente et l’intégration de nouvelles technologies à la chaîne de valeur d’une entreprise, notamment :

  • Des systèmes de gestion de l’information qui permettent de mieux gérer la consommation de ressources, de cibler les pertes et de planifier efficacement la logistique de distribution.
  • La fabrication additive qui, par les nouvelles technologies qu’elle regroupe – notamment l’impression 3D –, permettrait selon certaines études de réduire de 70 % la consommation de matières dans le secteur des métaux.

 

Le ministère de l’Économie et de l’Innovation décrit trois principaux défis liés au passage à l’industrie 4.0 pour les entreprises :

 

Défi 1 : Nouvelles compétences requises

 

Afin de réussir la transition vers l’industrie 4.0, l’entreprise manufacturière doit examiner les nouvelles compétences qui sont requises et ses besoins en personnel qualifié.

 

Parmi les compétences les plus recherchées :

  • La gestion des données (data management)
  • La sécurité des données (data security)
  • L’interaction personne-machine (human-machine interaction)
  • La conception d’interfaces utilisateurs (user interface design)
  • Le développement de logiciels (software development)
  • La programmation (programming)
  • La science des données (data science)
  • L’analytique (analytics)

 

L’enjeu majeur auquel fait face l’entreprise est de former les employés et d’en recruter de nouveaux. Elle doit trouver l’approche la plus adéquate pour reconfigurer sa chaîne de valeur et préserver, voire maximiser ses avantages concurrentiels.

 

Les compagnies allemandes ont décidé de mettre l’accent sur la formation continue de leurs employés pour s’assurer qu’ils se qualifient pour l’industrie 4.0.

 

Former les ressources à l’interne est une approche beaucoup plus accessible pour amorcer la transition vers l’industrie 4.0. Cependant, cela n’est pas suffisant pour réussir l’implantation de l’usine du futur.

 

Des études menées en Allemagne et aux États-Unis ont démontré que chez la grande majorité des employés industriels, les compétences requises pour l’industrie 4.0 ne sont pas présentes. Le Québec fait face au même constat.

 

Défi 2 : La sécurité des données

 

La sécurité des données est une préoccupation pour l’ensemble des entreprises qui ont décidé de passer à l’industrie 4.0.

 

La multiplication des données et des systèmes dans l’entreprise met en évidence l’importance de la sécurité informatique. Lorsque les technologies étaient connectées au réseau interne et centralisées dans un même bâtiment, sécuriser le tout était plus facile. La venue d’une multitude d’objets connectés, souvent délocalisés et accessibles par Internet, impose maintenant la gestion de la cybersécurité.

 

Il est donc primordial d’intégrer les éléments de cybersécurité dans la mise en place de l’infrastructure informatique de l’entreprise.

 

Défi 3 : Les besoins en investissements

 

Les PME manufacturières doivent faire d’importants investissements, allant de 7 % à 9 % de leur chiffre d’affaires, pour intégrer de nouvelles technologies numériques. Ainsi, passer à l’Industrie 4.0 en se dotant d’un plan numérique est un incontournable au sein des PME qui veulent prendre de meilleures décisions en matière d’investissements pour l’acquisition et l’intégration de nouvelles technologies.

 

Le plan numérique doit être enchâssé dans la planification stratégique de l’organisation. Il aura pour objectifs d’optimiser les outils actuels, de dresser le plan d’acquisition des technologies futures et d’en assurer la cohésion et l’intégration, tout cela en tenant compte du modèle d’affaires.

 

 

Texte adapté de Québec Circulaire

 

 

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